« On s'en prend à des individus pour leur sexualité » : Sept mineurs jugés pour des guets-apens homophobes en Gironde

Le tribunal pour enfants de Libourne a reconnu coupables sept adolescents ayant organisé, en mars 2026, une série de guets-apens homophobes en Haute-Gironde via l'application Grindr. Le cabinet GLM, qui défendait les intérêts de l'une des victimes, revient sur cette affaire et sur la portée de cette décision.  

Entre le 5 et le 10 mars 2026, plusieurs communes du nord de la Gironde (Blaye, Bourg-sur-Gironde, Saint-Ciers-sur-Gironde, Saint-Martin-Lacaussade) ont été le théâtre d'une série d'agressions homophobes. Sept adolescents, âgés de 14 à 17 ans, créaient de faux profils sur l'application de rencontre Grindr pour attirer des hommes homosexuels dans des lieux isolés, avant de les frapper violemment, parfois à l'aide d'objets contondants, et de filmer certaines de ces agressions.

Une dizaine d'agressions ont été recensées, pour sept victimes identifiées .

Le 10 juillet 2026, à l'issue d'une audience tenue à huis clos, le tribunal pour enfants de Libourne a reconnu les sept mineurs coupables de violences en réunion avec préméditation ou guet-apens, avec la circonstance aggravante tenant à l'orientation sexuelle réelle ou supposée des victimes.

Le cabinet GLM Avocats a assuré la défense des intérêts de l'une des victimes de cette affaireCette décision de culpabilité constitue une étape essentielle pour les victimes : elle reconnaît juridiquement que ces violences ne relevaient pas de simples altercations, mais d'une stratégie organisée visant spécifiquement des personnes en raison de leur orientation sexuelle.