Ces militaires engagés ont décidé de poursuivre des cadres ainsi que le ministère des Armées afin de dénoncer les faits qu'ils ont dû subir durant leur formation.
Derrière l'endurcissement légitime, une toute autre réalité : violences gratuites décomplexées, mise à l'écart des soldats jugés pour ne pas adhérer à l'esprit "para", menaces de violences, incitation à la désertion...
Le récit des quatre plaignants n'est pas isolé, de nombreux militaires de ce même régiment ont témoigné dans ce dossier, dressant le portrait d'un système organisé visant à briser les soldats.
C'est sur l'ensemble des éléments transmis par les plaignants que le cabinet a déposé des plaintes pour violences volontaires, menaces, harcèlement moral, mise en danger de la vie d'autrui et provocation au suicide.
Le dossier a depuis été transmis à la chambre militaire du tribunal judiciaire de Toulouse, seule compétente pour instruire les infractions imputées à des militaires dans l'exercice de leurs fonctions.
Maître Thibault LAFORCADE, qui défend ces victimes, a pu souligner le courage de leur démarche en évoquant leur volonté que des mesures soient prises pour que les pratiques changent, et que les futures recrues puissent évoluer dans un environnement sécurisant.